Rentrée des classes 2019

La rentrée des classes du Brussels Football

Lundi passé, c’était la rentrée des classes pour le Football Bruxellois également. Nous avons pu donner les ambitions de cette nouvelle saison et profiter d’un bon moment entre les clubs et leurs représentants. Encore une fois, ce fut un succès avec beaucoup de personnes présentes.


Gala-fin-saison-Brussels-Football-2019-(84)

Gala de fin de saison 2019

Le Gala du Brussels Football a touché 90% des clubs

Quelques heures avant que le Kosova ne boucle définitivement l’aspect sportif de la saison provinciale (NDLR : en battant Rochefort lors du tour finale interprovincial et se qualifiant ainsi pour la D3 amateurs), Brussels Football tenait, samedi soir, son traditionnel gala de fin d’année footballistique. Dans les travées du stade Constant Vanden Stock, plus de 250 amoureux du ballon rond avaient pris place pour vivre une soirée de clôture de très haute volée avec, en invités surprises, les humoristes Kiki l’Innocent et les « poufs », habitués du « Grand Catus », sur la RTBF. « Un certain bonheur m’envahit, ce gala ayant été une nouvelle fois une grande réussite », se félicitait Benjamin Vasseur, le président du Brussels Football. « Chaque année, ce rendez-vous prend de plus en plus d’ampleur et demeure un grand succès. »

Et pour cause : près de 90% des clubs bruxellois ont répondu à l’appel, se réunissant une dernière fois pour débriefer de la saison écoulée. « Ce samedi, nous avons avant tout voulu axer la soirée sur la convivialité, le fun, forcènement, la remise des prix. Les longs discours on été laissés au placard, remplacés par des vidéos pour présenter les différents projets.

Proche des clubs

Pour sa cinquième édition, le gala représentait à merveille l’entente de plus en plus proche des différents clubs de la capitale. « Notre priorité, c’est de voir les membres présents repartir avec un large sourire. Et notre victoire, c’est de voir qu’ils étaient quasiment tous représentés. »

L’occasion également de jeter un coup d’œil dans le rétroviseur et s’apercevoir le travail monumental réalisé par le Brussels Football lors des cinq dernières années. Une entité créée de toutes pièces qui, aujourd’hui, défend les intérêts de ses clubs. « Le bilan est positif et peut même être qualifié… d’exceptionnel », se réjouit Benjamin Vasseur. « Mais, puisque nous souhaitons toujours aller plus loin, nous ne devons pas nous en contenter. Grâce à ce gala et aux différentes initiatives qui ont lu le jour, on sent que l’on joue un rôle de moteur. »

Pas question, dès lors, de s’arrêter sur cette lancée. « A nous d’offrir une Ladies Night et un gala d’une meilleure facture encore d’ici quelques mois. Nous avons une web TV, un magazine… Nous savons que nous allons entrer dans une période où il s’agira de confirmer et, si nécessaire, se réinventer pour continuer sur notre lancée. »

S. HE.

© La capitale


Inscription pour les 100% GIRLS
Inscription pour les 100% GIRLS

 

🏃🏻‍♀️Brussels Football 100% GIRLS ⚽️

Il nous reste des places pour l’événement du 8 et 15 mai, dépêchez-vous d’y inscrire votre(vos) fille(s) et ses amies !

Inscrivez-les ici : https://urlz.fr/9pXT ou via tr@brusselsfoot.be

Ladies Night 2019 Brussels Football

Article de La Capitale

 

Avec 59 clubs en Région bruxelloise, on peut dire que le football féminin se porte bien dans ce milieu dominé majoritairement par la gent masculine. Les joueuses bruxelloises étaient présentes en masse ce vendredi soir au Stade Constant Vanden Stock pour la cinquième édition de la Brussels Football « Ladies’ Night ». Une soirée où les footballeuses de la Région ont été mises à l’honneur dans un but de rencontres, d’échanges et de partages. Le tout, en dehors des terrains. « Cette soirée était dédicacée au football féminin, on voulait établir un moment d’échanges, la création d’une communauté. On veut créer un noyau solide, une bonne base pour que les sportives se connaissent et se rassemblent », explique Benjamin Vasseur, le président du Brussels Football, l’ASBL à la tête de cet événement.

Une cinquième édition déjà

En 1940, il était encore interdit aux femmes de jouer au football. Depuis, les choses ont bien changé et ont positivement évolué. Près de 80 années plus tard, même si la proportion de femmes pratiquantes de ce sport est loin de celle des hommes, elles sont néanmoins plus nombreuses. L’événement aussi s’est bien développé, passant de 220 participantes l’année dernière à 340 présentes ce vendredi soir. « Chaque année, on accueille de plus en plus de participantes. La raison ? C’est un bon cocktail, avec de bons ingrédients, un bon mixte et ça fonctionne bien. Il y a un engouement, un vrai travail sportif de développement et une initiative de vouloir mettre le football féminin en avant. Il y a un effet boule de neige », continue le président de l’ASBL.

Cette cérémonie a été mise en place suite à une rencontre entre Fadila Laanan et Marc Roosens, l’Executive Manager du Brussels Football, dans l’optique d’organiser une soirée féminine, dans la continuité de la Journée internationale du droit de la femme. La ministre n’a rien manqué de cette soirée, assise au premier rang. « C’est vrai qu’avant, on développait le football féminin comme un axe à part. Maintenant, ce sport existe et doit servir de vecteur d’intégration. La date du 22 mars n’a justement pas été choisie au hasard. »

À ce jour, 3500 joueuses pratiquent le football à Bruxelles et dans le Brabant wallon. Une nette évolution, mais pas étonnante quand on voit que le sport féminin est en plein boom. Des ambassadrices qui incitent à la pratique sportive. La prochaine édition pourrait se voir différenciée, « avec l’envie de se renouveler et d’aller plus loin », sous un autre modèle. Peut-être verra-t-on la ministre jongler sur scène ? Le défi est en tout cas lancé.

NOÉMIE LINS

Rachid Madrane, le Ministre des Sports de la Fédération Wallonie-Bruxelles, peut être fier et satisfait de son bilan
Rachid Madrane, le Ministre des Sports de la Fédération Wallonie-Bruxelles, peut être fier et satisfait de son bilan

« Heureux d’avoir fait supprimer les indemnités de formation »

 

A tout juste 50 ans, Rachid Madrane est un Bruxellois pure souche. Né dans les Marolles, il a obtenu une licence en journalisme et communication à l’ULB avant d’embrasser une carrière politique par la suite. On l’a découvert au conseil communal d’Etterbeek, il a ensuite transité par la Chambre des Représentants et le voilà, depuis mai 2014, au Gouvernement de la Fédération Wallonie-Bruxelles, en tant que Ministre de l’Aide à la Jeunesse, des Maisons de Justice, de la Promotion de Bruxelles et ensuite, des Sports. Son bilan est impressionnant et l’homme reste d’une humilité déconcertante. Rencontre.

Monsieur le Ministre, vous arrivez lentement en fin de mandat. En jetant un coup d’œil dans le rétroviseur, quel regard portez-vous sur vos réalisations et quelle est celle dont vous êtes le plus fier?

« Tout d’abord, je suis heureux d’avoir pu rééquilibrer les moyens octroyés au sport en Fédération Wallonie-Bruxelles.  Je suis le Ministre des sports francophone, ce qui veut dire de tous les francophones et pas d’une Région plutôt que d’une autre. Mais il est vrai que j’ai découvert, lorsque j’ai hérité de la compétence, une répartition très inégale du budget sport de la FWB. Et, il faut bien constater que Bruxelles n’a pas toujours profité des investissements de la Fédération Wallonie-Bruxelles ces dernières années. Ma première volonté a donc été de faire en sorte que tous les Bruxellois puisse, à l’instar des Wallons, profiter pleinement des installations et moyens de la FWB pour développer ses politiques sportives.

Quelques exemples significatifs témoignent de la faible répartition des moyens en sport pour la RBC :

-Il y a 5 centres sportifs locaux agréés à Bruxelles et il y en a 91 pour l’ensemble de la FWB.

-Il y 3 centres ADEPS à Bruxelles (sur 17 + 1 en France) pour 1,2 millions d’habitants. En comparaison, il y en a 4 dans la province du Luxembourg pour 280.000 habitants !

Et, petite anecdote intéressante, lorsque j’ai pris mes fonctions de Ministre des Sports à la FWB, je me suis rendu compte que cela faisait 21 ans que l’on avait plus vu un Bruxellois à ce poste !

Il était donc capital pour moi de rétablir les équilibres, ce que j’ai fait, notamment, en décidant de développer un nouveau centre ADEPS à Bruxelles dans un quartier qui manque d’infrastructures sportives, c’est-à-dire le quartier Scheut, à la frontière d’Anderlecht et de Molenbeek à proximité de la chaussée de Ninove. Pour rappel, le dernier centre ADEPS créé à Bruxelles date de 1987.

Ce que j’ai fait aussi en réglant la situation des clubs de football bruxellois. On était dans une situation où les clubs bruxellois, restant à l’écart de l’organisation du football belge en ne s’affiliant pas à la fédération reconnue par la FWB, n’avaient accès ni aux subsides décrétaux de la Fédération Wallonie-Bruxelles, ni au Plan Foot de la FWB, ni aux soutiens administratif et technique de l’ACFF.

Comme Bruxellois, je ne pouvais tolérer cette situation, qui privait les clubs bruxellois d’un traitement identique aux autres clubs, et qui privait l’ACFF d’une partie de son terrain d’action naturel. Nous avons donc trouvé un accord qui bénéficie à toutes les parties, un accord qui respecte la spécificité du foot bruxellois, mais qui permet également aux clubs bruxellois d’avoir accès aux mêmes avantages que les autres clubs francophones, et qui permet à l’ACFF de se voir rejoint par les clubs et leurs affiliés bruxellois.

Enfin, un autre projet que j’ai développé pendant cette législature qui me tient à cœur, est d’avoir pu faire entrer le sport en prison via un partenariat avec l’ADEPS et les Fédérations sportives et les clubs reconnus. 

On sait que le sport est un excellent moyen de travailler sur la désistance et la réinsertion des détenus. Il y a des moniteurs et des clubs motivés à donner de leur temps et de leur énergie, et des directions de prison qui demandent un appui. Il fallait donc permettre à tous ces acteurs de se rejoindre, ce que j’ai fait en créant des ponts entre mes deux compétences Sports et Maisons de Justice. .

Depuis l’automne 2017, des programmes d’athlétisme, de basket-ball et plus récemment de judo sont organisés dans différentes prisons de la Fédération Wallonie-Bruxelles. Car tout ce qui peut favoriser la réinsertion des détenus est un des meilleurs moyens d’éviter la récidive. »

Au-delà de ça, vous avez également réussi à supprimer les indemnités de formation. C’était l’un de vos chevaux de bataille. Êtes-vous satisfait?

« Oui, tout à fait, il est intolérable que la formation de nos jeunes sportifs devienne un business, et qu’eux-mêmes deviennent des marchandises ! Ce sont des dérives du foot professionnel qui contamine le foot amateur. Ces indemnités font peser un poids sur les parents, illégalement, et freinent l’accès à la pratique et/ou à la mobilité sportive des jeunes.

De plus, les familles les moins riches sont les premières victimes de ces pratiques. Vont-elles demander à leur enfant  de renoncer à son sport parce qu’elles doivent déménager, ou que pour toute autre raison, leur enfant doit changer de club ? On touche à la question de l’accessibilité du sport pour tous.

J’ai donc décidé d’interdire purement et simplement ces indemnités dans le sport amateur, et cela pour toutes les disciplines, individuelles ou collectives. Le football bien sûr, qui est le sport dont on parle le plus quand on parle indemnités de transfert des jeunes joueurs, mais pas seulement.

Les indemnités de formation ne pourront plus concerner que le sportif qui atteint la catégorie senior ou l’équipe première, c’est-à-dire uniquement une fois que le/la sportif/sportive aura un contrat professionnel. L’indemnité sera calculée tout au long de la formation, selon des critères définis par la fédération, compte tenu de sa spécificité, mais ne serait exigible que pour le sportif « adulte ».

L’entrée en vigueur de cette interdiction se fera en avril 2019, pour être prêt pour la nouvelle saison des transferts. »

Globalement, quels sont les sportifs bruxellois qui vous ont le plus marqué au cours des derniers mois?

« Il y a évidemment notre championne du monde et championne d’Europe en en heptathlon, Nafissatou Thiam qui m’a très fort impressionné ces dernières années, même si je sais qu’elle est plus Namuroise que Bruxelloise. Et puis, plus récemment, j’ai été frappé par le talent et le parcours remarquable d’Amal Amjahid en jiu-jitsu, de Ryad Merhy en boxe, de Sami Chouchi en judo et bien évidemment de notre champion du monde en boxe thai, Youssef Boughanem. Sur un plan plus collectif, il est difficile de passer sous silence l’exceptionnelle performance de nos hockeyeurs au Championnat du Monde en Inde. »

Un petit mot sur le Brussels Football, que vous soutenez depuis le début?

« Je tiens à remercier ceux qui y oeuvrent au quotidien pour le travail effectué aux cours de ces derniers mois aux bénéfices des clubs bruxellois et pour l’excellente collaboration et climat dans lesquels nous avons pu travailler. Il a été un maillon extrêmement important dans l’accord trouvé afin d’intégrer les clubs bruxellois à l’ACFF. »

De façon personnelle, vous êtes un grand amateur de ballon rond. Avez-vous joué au football et si oui, où ?

« Oui tout à fait, j’ai joué à RSC Anderlecht, en minimes A. J’ai joué avec d’excellents joueurs tels que Marc Wuyts, Mohamed Lashaf… les plus anciens s’en rappellent peut-être. C’était durant la saison 1979-1980. Nous avions été champions et recordmen du nombre de buts marqués. Je garde en tête deux très beaux souvenirs : une victoire de 11-1 face au RWDM qui était en pleine génération des « Boskamp Boys », ainsi qu’un lever de rideau au Parc Astrid, dans un stade rempli, contre Boom. »

Quel est le terrain bruxellois où vous préfériez taper le ballon?

« Un petit parc derrière chez moi où j’avais mes habitudes et mes repères… Mais dans le fond, peu importe le terrain, pourvu qu’il y ait un ballon et des joueurs qui ont envie de shooter et de s’amuser. »

"J’ENCOURAGE LES JEUNES À SE LANCER"

1.Comment as-tu commencé l’arbitrage ?

« Etant un passionné de football, j’ai toujours été intrigué par l’arbitrage. En 2003, peut-être un peu par hasard, j’ai décidé de commencer les cours et de fil en aiguille, j’ai vraiment compris que c’était une vocation. »

2.A quel niveau siffles-tu désormais et à quelle vitesse as-tu franchi les étapes ?

« De 2003 à 2010, la progression fut très lente. En 2008, je commençais seulement à siffler en P.4. En 2012, j’ai accédé à la P.2 puis à l’échelon supérieur en 2016. Depuis deux ans, mon statut a changé et après avoir été candidat potentiel pour la nationale, je suis désormais stagiaire en D.3 Amateurs. C’est une belle progression. »

3.Quelles sont les qualités importantes pour être un bon arbitre selon toi ?

« Il y a lieu d’avoir une ligne de conduite en laquelle on croit et à laquelle on reste fidèle mais tout en essayant de s’améliorer. Je pense que l’essentiel est de toujours prendre du plaisir dans ce que l’on fait. L’arbitre doit être un passionné de football au même titre que les joueurs. Le plaisir est le moteur de la pratique et est indispensable pour progresser toute en s’épanouissant. Ensuite il y a d’autres points importants : la condition physique (il faut s’entraîner régulièrement), le professionnalisme (préparer la rencontre dès l’apparition de la désignation et se présenter bien en avance sur le terrain afin de s’échauffer correctement parce que l’arbitre est celui qui court le plus sur le terrain), rester le plus neutre possible (une règle s’applique pour tout le monde de la même façon), ne pas se laisser impressionner par qui que ce soit (sur le terrain, je suis le patron) et avoir confiance en soi et en ses assistants.

Je crois qu’en outre,  il est important à souligner que l’arbitrage vous apportera également des valeurs importantes comme le sens du dialogue, la confiance, la concentration et le sens des responsabilités.  Arbitrer est un excellent exercice pour un jeune qui veut avoir la maîtrise de soi par exemple et l’esprit d’analyse. »

4.Est-ce que tu t’astreins à des entraînements en semaine pour garder la forme physique?

« Oui, comme je l’ai dit précédemment, c’est crucial.  Sachant que l’arbitre parcourt en moyenne 10 km par match, il est plus qu’indispensable d’avoir une bonne condition physique. Des entraînements sont organisés par l’ACFF  à raison de 12 par saison. Nous sommes suivis de très près par le coordinateur sportif de l’ACFF. »

5.Quels conseils donnerais-tu à un jeune qui envisage de se lancer dans l’arbitrage?

« Je les encourage à se lancer et à prendre l’arbitrage avec passion mais tout en restant sérieux et ne pas se laisser décourager par les critiques surtout lorsqu’on débute par les jeunes. Souvent, malheureusement, les parents méprisent les jeunes arbitres. Toutefois, je dois dire que nous sommes bien suivis, encadrés et soutenus par les formateurs. »

« IL A LA TÊTE SUR LES ÉPAULES »

 

A tout juste 19 ans, Alexis Saelemaekers est le petit jeune qui monte au parc Astrid. Celui que l’on décrit déjà comme le « nouveau Thomas Meunier », de par son poste sur le terrain et ses velléités offensives, a tout pour devenir l’un des patrons du Sporting dans les années à venir. Rencontre avec ceux qui le connaissent le mieux.

C’est un fait du hasard qui a dirigé la nouvelle pépite anderlechtoise vers le football, comme le relate son père Luc : « J’ai moi-même fait de la gymnastique pendant de longues années et de façon assez logique, Alexis m’a suivi. Il se fait qu’un jour, son frère Jesse, qui a dix ans de plus, est rentré à la maison en disant qu’il allait s’inscrire avec des amis à lui dans un club d’ABSSA. Je ne savais même pas de quoi il me parlait. Il voulait rejoindre des copains à Ittre. Alexis était à côté de moi et m’a dit qu’alors, lui aussi avait le droit de jouer au football. J’ai évidemment accepté mais à condition qu’il aille jouer dans un club proche de chez nous où il puisse apprendre le néerlandais. Il voulait aller à La Rhodienne…. »

Et c’est ainsi que celui qui a grandi à Alsemberg aboutit à… Beersel-Drogenbos. Ivo Heyndrickx, qui officie désormais en tant que président dudit club, se souvient excessivement bien de l’Anderlechtois : « J’ai été son premier entraîneur en U12. Il avait un an de moins que ses équipiers mais c’était un phénomène. Il n’a pas fallu longtemps pour comprendre que ce garçon-là avait quelque chose de plus que les autres. Il avait deux têtes de moins que ses adversaires mais c’était un hargneux et je devais parfois le calmer parce qu’il courait partout. A cette époque-là, il jouait comme ailier et il faisait régulièrement la différence en marquant des buts ou en faisant des passes décisives mais il n’était pas rare de le voir revenir jouer comme défenseur central pour tackler et repartir dans l’autre sens. Il était phénoménal. »

Très vite, Alexis Saelemaekers fait évidemment parler de lui. Il est d’abord repris en sélection du Brabant et ses prestations attirent l’attention de nombreux clubs plus huppés. Le FC Brussels est le premier à se manifester, quelques mois avant qu’il ne dépose le bilan. Deuxième signal du destin, voilà que le jeune homme croise la route de Roger Lemerre, ancien sélectionneur de l’équipe de France.

« Au Lycée Français, où mon mari et moi travaillons et où Alexis a suivi toute sa scolarité, une activité parascolaire de foot se mettait en place après les cours », se souvient Joëlle, sa maman. « La direction avait sollicité Roger Lemerre pour qu’il en soit le parrain puisque ses enfants fréquentaient également l’école. De notre côté, alors que les entraînements étaient destinés aux enfants de secondaires, nous avions demandé s’il était possible qu’Alexis, alors âgé de 11 ans, y participe également. Dès les premiers cours, Roger Lemerre a été séduit par son potentiel et nous a dit qu’il avait du talent et qu’il fallait faire quelque chose. »

En quelques coups de fil, celui qui permit aux Bleus de remporter l’Euro 2000 ouvre les portes de La Gaillette, le célèbre centre de formation du Racing Club de Lens, dans le Nord, au jeune Alexis.

« Le test était probant », précise le papa, « mais il était mineur et ne pouvait donc pas y aller. Ce sont les dirigeants lensois eux-mêmes qui nous ont incités à aller toquer à la porte d’Anderlecht ou d’un autre grand club, affirmant qu’Alexis devait aller dans un bon centre de formation. »

Les visionneurs se bousculent mais le choix d’Alexis se porte sur le Sporting d’Anderlecht. Le voilà donc qui rejoint les Mauves alors qu’il n’a que 18 mois de football dans les jambes. Son rythme de vie change du jour au lendemain puisqu’il passe de deux à quatre ou cinq entraînements par semaine plus les matchs.

« Pour moi, Anderlecht était un club comme un autre. Je ne connaissais strictement rien du football. Je suis allé à Neerpede quelques fois pour un peu voir comment cela se passait avant d’accepter qu’Alexis aille au Sporting », ajoute le papa.

« Alexis a toujours eu des facilités dans la vie, et tant mieux. Quand ses camarades mettaient trente minutes pour faire un exercice à l’école, il avait fini en dix. Il ne devait pas beaucoup étudier non plus pour connaître ses leçons. Il absorbait en classe et c’était bon. C’est une chance dans la vie », ajoute sa maman.

Dès son arrivée à Anderlecht, Stéphane Stassin l’a eu sous ses ordres et a suivi son évolution au fil des ans puisqu’à l’addition, il l’aura coaché trois ans, jusqu’en U19.

« C’est un gamin qui avait un retard physique sur le plan de la croissance mais qui avait un potentiel énorme et un cœur gros comme ça. Ce qui était frappant, c’est que pour un gamin venant d’un club de provinciale, il n’accusait pas le moindre retard. Souvent, nous avons des jeunes qui sont brillants dans leur petit club et qui rejoignent Anderlecht mais qui se prennent un mur en débarquant parce qu’il y a un fossé avec les joueurs qui sont ici depuis plusieurs années. Alexis a commencé au poste qu’il occupait à Beersel-Drogenbos avant cela, c’est-à-dire sur le flanc gauche offensif, mais par la suite, je l’ai fait reculer dans le jeu parce qu’il n’était pas suffisamment décisif. »

Une décision que le jeune homme n’apprécie pas tout de suite à sa juste valeur mais qui va évidemment s’avérer payante sur la longueur puisque c’est en tant que flanc droit qu’il va recevoir une chance chez les pros.

Après le départ de Youri Tielemans pour Monaco il y a quelques mois, celui de Leander Dedoncker ensuite, et la fin de contrat d’Olivier Deschacht Alexis Saelemaekers pourrait bien vite devenir le nouveau chouchou des supporters mauves, qui aiment évidemment les success-stories telle que la sienne.

« Je suis récemment passé à la boutique et on m’a dit que son maillot était l’un des plus vendus en ce début d’année », dit son agent.

Et l’avenir, comment s’annonce-t-il pour ce jeune homme qui est déjà international U19 et titulaire à Anderlecht ? Radieux sans aucun doute. Mais là où de nombreux jeunes joueurs sombreraient bêtement dans le bling-bling et la prétention, Alexis Saelemaekers reste les pieds sur terre : « Pouvoir vivre de sa passion est un luxe. Notre fils est heureux, c’est le plus important. Et nous sommes fiers de lui », concluent ses parents.

 

Crédit photo : RTL.be

Depuis qu’elle a commencé le football aux Etats-Unis dès son plus jeune âge, Ashley Hall, la joueuse américaine qui évolue désormais au Femina White Star en P.1, a déjà pas mal bourlingué à travers le monde grâce à sa passion pour le ballon rond. Après ses débuts au collège dans le Kentucky, l’attaquante a pris la route de l’Angleterre et plus précisément de Watford, avant de s’installer en Thaïlande et aux Emirats Arabes Unis. Son arrivée en Belgique, elle la doit à son mari, rencontré lors de son séjour en Asie.

« À mon arrivée en Belgique, j’ai rejoint Anderlecht mais cela ne me plaisait pas trop. De plus, les déplacements étaient très longs car j’habite à Boortmeerbeek. J’ai alors décidé de rejoindre Malines où j’ai passé une très bonne saison », explique Ashley Hall.

L’Américaine, qui travaille dans une école spécialisée a, depuis cet été, rejoint le club du stade Fallon : « Je viens tous les jours à Bruxelles pour le travail et je cherchais à réduire le nombre de déplacements. En faisant des recherches sur Internet, je suis tombé sur le White Star et j’ai contacté le club pour voir si c’était possible de faire un essai et je ne regrette pas mon choix. Il y a une très bonne ambiance dans l’équipe et une énergie positive dans le club. C’est très agréable. »

Actuellement dans la seconde équipe, qui joue en première provinciale, Ashley Hall ne souhaite pas forcément jouer un cran plus haut.

« Mon travail est très épuisant et me prend beaucoup de temps et je ne sais pas si j’aurais le temps et l’énergie de jouer en nationale. J’en suis à un moment dans ma carrière où je veux jouer avant tout pour le plaisir et sans stress », rigole-t-elle.

Bien installée dans notre pays, Ashley Hall n’a pas été insensible au parcours de nos Belgian Red Flames ces derniers mois. « C’est dommage qu’elles aient manqué la qualification pour le Mondial 2019 d’un cheveu. Je me suis rendue compte qu’on ne parle pas beaucoup d’elles alors que leurs meilleures joueuses jouent dans les plus grands clubs européens. Elles méritent plus d’attention de la part des médias. Cependant, c’est bien de voir que le football féminin se développe en Belgique. »

Quoi qu’il en soit, la nouvelle joueuse du White Star est désormais bien intégrée en Belgique. « Ce que j’aime le plus, c’est la bière », sourit-elle. « Mais aussi la culture belge et Bruxelles en est le plus bel exemple en tant que ville multiculturelle. Je me sens vraiment bien en Belgique même si la météo n’est pas toujours clémente. »

Cecifoot-29-09-18-ACFF-BrusselsFootball-5

Sous un magnifique soleil, nous avons pu nous essayer en étant mis dans la même situation que ces joueurs qui étaient impressionnants ! Quelle belle leçon de vie également !

La journée qui s’est ponctuée par un match amical entre une formation française et le Brussels 5-a-Side.  Il s’agit de l’équipe de la capitale qui évolue dans les installations et sous le maillot du RSC Anderlecht.

Merci à tous les bénévoles et aux clubs qui ont aidé à faire de ce moment une vraie réussite et de très beaux souvenirs. Merci également à la Commune d’Evere qui était représentée par Pierre Muylle, Ridouane Chahid et Martine Raets. Merci également au soutien du Gouvernement Bruxellois, représenté pour l’occasion par Rudi Vervoort et Guy Vanhengel. Et pour finir, merci au Ministre des Sports, Rachid Madrane, pour nous aider dans le développement de ces belles initiatives.

Mercredi soir, l’ASBL Brussels Football a eu l’honneur de soutenir et d’être présent au lancement du projet social « Crampons-crayons » qui se tenait au Stade Edmond Machtens de Molenbeek Saint-Jean.

Jean-François Lenvain, à la base de ce projet, nous a proposé un discours qui venait du cœur. Pour cet ancien enseignant d’Anderlecht, ce projet social est l’aboutissement de nombreuses années de réflexion.
« Crampons-Crayons » est soutenu par Thierry Dailly, Président du RWDM, Marc Roosens, Executive Manager du Brussels Football, Céline Huylebroeck, Conseillère Emploi, Education et Diversité chez BECI et Nathalie Vaeck, Vice-Rectrice à l’enseignement aux apprentissages et à la qualité à l’ULB.

brussels football BX FOOT foot Ilias Mekkiat
brussels football BX FOOT foot Ilias Mekkiat

1.Ilias, te voilà depuis quelque semaines à la présentation de BX Foot. Quelles sont tes premières impressions?

« C’est une très chouette émission. Elle est très conviviale et permet aux acteurs majeurs du football bruxellois de s’exprimer. On donne de la visibilité à des clubs qui n’en bénéficient pas assez au quotidien et on jette un coup de projecteur sur des projets sociaux et sportifs et je trouve que c’est très enrichissant. »

 2.Pourrais-tu te présenter en quelques mots?

« Je m’appelle donc Ilias Mekkiat et j’ai 26 ans. Je suis un jeune Bruxellois passionné par le sport depuis tout petit. Diplômé d’un master en communication, j’ai travaillé en tant que journaliste et animateur radio chez AraBel FM pendant trois ans. Je suis pigiste chez RTL Sport et ma chaîne YouTube vient de dépasser les 4000 abonnés. »

 3.T’es-tu toujours intéressé au foot bruxellois?

« Oui. J’habite à quelques pas du stade Edmond Machtens où évolue le RWDM et le FC Brussels auparavant. Mes amis ont joué à Ganshoren et à Berchem notamment, donc forcément je me suis toujours intéressé au football. D’autant que dans une ville comme celle-ci, on ne peut négliger l’importance du RSC Anderlecht également. »

 4.As-tu également joué au football ?

« Oui, mais pas en club en revanche, c’était il y a longtemps. Quand j’étais à l’école primaire,  nous jouions au foot au Sippelberg et on s’entraînait deux fois par semaine. Par la suite, je me suis orienté vers d’autres sports et j’ai notamment pratiqué la boxe anglaise pendant 3 ans à Anderlecht. Cela étant, j’ai toujours continué à m’intéresser au football. »

Depuis toujours, le sport et plus encore le football, est un élément rassembleur et son impact social est non-négligeable. Dans sa volonté de lutter contre toute forme de discrimination, le Brussels Football a soutenu l’initiative « Together, le Football rassemble ! », amorcée par l’Entente des clubs de la Région bruxelloise et organisée conjointement par le Sporting de Bruxelles et le FC Suryoyés. Elle a permis à des centaines de footballeurs en herbe venus de tous horizons de s’amuser sous le soleil et dans une ambiance bon enfant. Bravo à Yusuf Ergen et Mohamed Ben Abdallah pour leurs efforts et leur détermination. Ensemble, nous irons plus loin !

Brussels-Football-lancement-saison
Brussels-Football-lancement-saison

La nouvelle saison a repris et avec elle, une montagne de projets, des fleuves d’idées et des tornades d’ambitions diverses, en fonction du club dans lequel vous évoluez ou dont vous êtes joueur, supporters, parent ou bénévole. Avec elle également, le cinquième numéro de notre magazine.

Nous avons tous les exploits des Diables Rouges en Russie qui tournent encore en boucle dans nos esprits, du but au bout de l’effort de Nacer Chadli à la classe dégoulinante d’Eden Hazard en passant par les arrêts à répétition de Thibaut Courtois. Mais le foot, ce n’est évidemment pas que le haut niveau même si, comme le disait Charles Aznavour, qui nous a récemment quittés, « On se voyait déjà en haut de l’affiche ». Le foot, c’est vous, ce sont eux, c’est nous. Le foot, c’est celui qui se pratique au quotidien dans les cours d’école, c’est celui qui s’enseigne sur les terrains aux quatre coins de la capitale, c’est celui qui se savoure entre potes sur les agoras. Le foot tel qu’on l’aime, c’est celui qui n’est pas éclaboussé par des affaires de corruption. C’est celui qui se lit sur les sourires des enfants souffrant d’un handicap et qui y jouent par pur amusement, sans aucune arrière-pensée. C’est aussi celui dont on discute pendant des heures, après un match, à la buvette.

Comme toujours depuis sa création, le Brus- sels Football continuera de développer des projets très divers et de soutenir ceux qui veulent s’engager pour la bonne cause. Récemment, nous avons participé à une journée d’initiation et de sensibilisation au Cécifoot, tout comme nous contribuons largement au développement du football féminin par le biais de stages et de journées de détection. Et parce que l’enseignement doit rester l’unique priorité pour nos enfants, pour en faire des adultes responsables demain, nous continuerons à tendre la main à des actions telles que « Crampons-Crayons » et à être à votre écoute.

En attendant, nous vous souhaitons, à tous, une excellente saison sportive !

marc-lesenfants
marc-lesenfants
Crédit photo : La DH

Le 26 juin dernier, alors que la coupe du Monde en Russie battait son plein, nous apprenions le décès de Marc Lesenfants, élément-moteur du développement du football féminin en Belgique, membre émérite de l’Union belge, figure de proue du ballon rond dans la capitale, ancien président d’ Etterbeek et l’on en passe. Nous ne pouvions par contre pas passer à côté d’un ultime hommage à ce personnage optimiste mais pondéré, honnête et jovial, qui transformait le sport-roi en poésie. Témoignages.

«J’ai rencontré Marc pour la première fois il y a plus de 30 ans. J’ai même entraîné l’équipe première d’Etterbeek, son club de cœur, quand il y était président. Le foot nous a évidemment toujours liés mais pas que… Il y a une quinzaine d’années, j’ai eu l’occasion de le revoir et à ce moment-là, il nourrissait un grand projet d’école de formation au stade Guy Thys. Il voulait absolu- ment que je sois de la partie aux côtés de Monsieur Capidis notamment. Cela a magnifiquement fonctionné pendant quatre ou cinq ans et puis il y a eu des problèmes internes au sein du club sur lesquels je ne m’étendrai pas mais qui avaient profondément touché Marc. L’étape suivante de sa carrière sportive, ce fut le foot féminin. J’ai soutenu sa candidature parce que c’était un homme avec un grand cœur et un côté très humain, qui avait aussi une profonde fibre sociale. Il voulait s’occuper des jeunes pour qu’ils ne traînent pas dans les rues. Parfois, nous remplacions presque les parents pour remettre certains gamins sur le bon chemin. Il a marqué sa commune à tout jamais et je pense beaucoup à lui. Prononcer un discours à sa mémoire lors de son dernier au revoir fut un exercice difficile mais je lui devais bien ça.»

Michel Leman, Etterbeck

«D’écrire la complicité que j’avais avec Marc, ou expliquer son impact dans le paysage du foot à Etterbeek, à Bruxelles, dans le Brabant, en Belgique voire plus loin (Marc était délégué UEFA lors de rencontres inter- nationales), est difficile à expliquer en peu de mots. Marc Roosens, lui et moi, avions jeté les bases de ce qui s’est depuis grandement développé et est maintenant le Brussels Football. Je me souviens que cela s’était discuté puis décidé dans un restaurant où nous aimions tous deux nous rendre : « Le Château du Mylord » à Ellezelles. Nous y allions 4 ou 5 fois par an et pendant… 5 heures d’un repas divin (et quelques verres aussi), nous parlions de foot, mais aussi de tout et de rien. Nous avions les mêmes avis sur beaucoup de points, et nous étions d’accord sur le fait qu’en foot provincial dit « senior », on accorde souvent trop d’importance aux choses par rapport à ce qu’elles nécessitent réellement. Marc savait aussi être autoritaire et prendre des décisions. Pour que le football féminin puisse se développer de la sorte, il a dû changer des choses et sortir des gens de leur zone de confort. Avant, le foot féminin drainait tout au plus 200 spectateurs alors que maintenant, les stades sont garnis de 7000 supporters quand l’équipe nationale joue et parfois, la rencontre est même télévisée! Je terminerai en disant que j’ai vraiment perdu un ami intime. J’en avais déjà perdu un autre en la personne de Clément Van Steerteghem du Léopold. Faudrait peut-être que cela s’arrête…»

Paul Strecker, RU Auderghem

«Quand je suis arrivée en équipe nationale en 2005, Marc Lesenfants était déjà en poste même si, selon moi, il n’a réellement intégré le comité exécutif qu’en 2008. Je l’ai connu pendant treize ans et il est indéniable qu’il a joué un rôle considérable. Il avait un bagout et une vision incroyables, qui lui ont permis de s’entourer de personnes compétentes et de développer le foot féminin comme il l’a fait. Je crois aussi qu’il a eu l’intelligence d’esprit d’aller voir ailleurs ce qui se passait et d’essayer ensuite de transposer les bonnes choses en Belgique. Quoi qu’il en soit, ce fut un précurseur. Il prenait la parole lors de chaque rassemblement des Red Flames et était respecté des deux côtés de la frontière linguistique. Je suis convaincue que sa plus grande fierté sportive fut notre qualification et notre magnifique parcours à l’Euro hollandais il y a quelques mois. C’était une sorte d’aboutissement pour lui-même si une place en Coupe du Monde eut été plus belle encore. Il avait toujours un mot gentil pour chaque joueuse et était à l’écoute. Je ne le remercierai jamais assez pour ce qu’il a fait pour nous toutes. »

Aline Zeler, Red Flames

«Cela fait déjà plusieurs mois aujourd’hui que notre ami Marc nous a quitté. Beaucoup de choses ont été dites, je ne reviendrai plus sur son parcours et les détails. Je souhaite plutôt parler de l’homme que j’ai connu et côtoyé. Je choisis les termes d’ambition modeste parce que pour moi, c’était un peu cela… Marc ne cessait jamais de rêver d’aller plus loin. Il avait beaucoup d’ambition, mais elle n’était jamais personnelle ou démesurée. c’était quelqu’un qui savait rester simple et modeste, toujours présent, un maximum dans l’ombre, car son but était de faire avancer les choses et non pas de se mettre en avant. J’ai souvent entendu d’autres personnes parler de lui comme un rêveur… Oui c’est vrai, c’était un rêveur. Mais il s’est toujours donné les moyens de ses ambitions car c’était un bosseur. Quand il s’était proposé pour gérer le football féminin au Comité Exécutif, beaucoup étaient surpris mais il suffit de regarder aujourd’hui son évolution pour se dire qu’il avait raison. Pourtant, Marc ne s’en vantait jamais.

Je me rappelle de nos premiers contacts : j’étais jeune administrateur de club, il était Président des Clubs de Bruxelles. Il m’a fallu le temps de gagner sa confiance, c’était toujours un des premiers à dire qu’il fallait des jeunes à la Fédération et à me soutenir dans les différents projets. Marc m’a guidé, conseillé, appris les rouages de la fédération et j’en passe. Il aimait beaucoup partager ses anecdotes. C’était un passionné, le type de personne qui nous rend fier d’être son ami. Et puis un jour, il m’a appelé pour m’inviter à manger avec lui et Marc Roosens. J’étais surpris qu’il ait été aussi sérieux et solennel au téléphone. A ma plus grande surprise, il avait décidé de passer le flambeau et m’a proposé de lui suc- céder comme Président de Bruxelles pour se concentrer sur le football féminin qui prenait un essor important. Quelques mois plus tard, il avait non seulement tenu sa parole, mais jusqu’au bout, j’ai pu compter sur lui comme un mentor. Jusqu’au bout, c’était un passionné, fidèle à Bruxelles… un « tof pey » comme on dit chez nous. »

Benjamin Vasseur, Président de Brussels Football

Brussels football remise de prix de la fédération

Comme chaque année, le Brussels Football a organisé son traditionnel gala de fin de saison dans l’enceinte du stade Constant Vanden Stock, auquel la quasi-totalité des clubs bruxellois a répondu présent. Animée par un trio d’humoristes de choc, en l’occurrence James Deano, le « Carolo » Sum ainsi que Kevin le Forain, la soirée fut l’occasion, pour les dirigeants de l’ASBL, de présenter quelques innovations : un nouveau logo, un nouveau site web ainsi que qu’un magazine trimestriel encarté dans « La Capitale ». Mais également de présenter fièrement le classement du fair-play des clubs, établi comme suit : Royal Léopold, FC Ganshoren, Black Star, le RSD Jette et le RWDM. Enfin, pour clôturer cette délicieuse soirée, les prix des mérites sportifs ont été attribués à Gérard Linard, Thierry Dailly et Michel Verschueren, ainsi qu’un prix spécial pour Marc Lesenfants, le chef de la délégation des Red Flames, qui s’est malheureusement éteint quelques jours plus tard.

Enfin, pour clôturer cette délicieuse soirée, le prix du mérite sportif a été attribué à Gérard Linard, Thierry Dailly, Michel Verschureren. Mais aussi, le prix Special One a été attribué à Marc Lesenfants, le chef de la délégation des Red Flames.